Livre SILENCE. : meilleurs secrets d’éloquence ?

En octobre 2021, le fondateur du cabinet de formation SILENCE. Nicolas Mel a publié SILENCE. ou les meilleurs secrets pour prendre la parole avec aisance et éloquence en toutes circonstances aux éditions Librinova. Le débat reste entier, s’agit-il d’un des meilleurs livre pour découvrir les secrets de l’éloquence ? C’est en tout cas l’un des plus complets ! 

Les 280 pages de l’opus sont découpées en 6 grandes parties :

  • Partie 1 : Gérer son stress 
  • Partie 2 : Impact et éloquence 
  • Partie 3 : Clarté et structure 
  • Partie 4 : Aisance dans le cadre professionnel 
  • Partie 5 : Convaincant et persuasif 
  • Partie 6 : Faire la différence 
  • Partie 1 : Gérer son stress 

La partie 1, c’est celle qui lui a fait mettre le pied à l’étrier, et c’est aussi la raison n°1 pour laquelle ses clients le consultent. En effet, gérer son stress lors d’une prise de parole n’a rien d’évident. Dans son livre, Nicolas aborde une bonne vingtaine de techniques et d’astuces pour mieux gérer son stress à l’oral. Il propose aussi une méthode, appelée la restructuration mentale, pour développer un nouvel état d’esprit plus adapté à l’exercice de la prise de parole en public. Et pour les timides, il insiste : « On guérit de sa timidité le jour où on comprend que ce n’est pas une maladie. » En tant qu’ancien grand timide, l’auteur propose dès les premières pages de son livre une fine compréhension du manque de confiance en soi à l’oral et des solutions efficaces et pratiques pour y remédier. Meilleur livre pour découvrir les secrets de l’éloquence ? En tout cas, il commence très bien ! D’ailleurs, si ce sujet vous intéresse, SILENCE. propose la formation “À Haute Voix”,  spécialement conçue pour travailler sur la gestion du stress à l’oral.

  • Partie 2 : Impact et éloquence 

Impact & éloquence : c’est le titre de la seconde partie du livre. L’auteur confie qu’il s’agit de l’ordre dans lequel il a lui-même progressé dans ses prises de parole. D’abord, savoir se tenir face à un public, avant de chercher ensuite à développer son impact à l’oral. Il y aborde les 4 piliers indispensables de l’orateur en action, et des outils concrets pour magnifier sa prise de parole. Lorsque la forme est au service du fond, elle donne au discours une dimension toute singulière.

  • Partie 3 : Clarté et structure 

La troisième partie est consacrée à la clarté et à la structure du discours. C’est souvent le défaut principal des très bons orateurs. Ils sont à l’aise sur scène, éloquents et charismatiques mais tellement engagés dans la relation qu’ils en oublient l’organisation. L’objectif de cette partie : vous fournir les clés pour automatiser les processus de réflexion associés à la structuration de votre propos. Dit autrement : plus besoin de réfléchir à la façon de délivrer votre propos, dès lors que vous maitrisez les structures adéquates. Nicolas vous fournit des squelettes prêts à l’emploi, vous n’avez plus qu’à y mettre la chair que vous souhaitez, et c’est parti !

  • Partie 4 : Aisance dans le cadre professionnel

Prendre la parole, c’est aussi le quotidien de nombreuses personnes dans leur activité professionnelle. C’est pourquoi toute la quatrième partie du livre est consacrée à la prise de parole dans ce cadre. Réussir à vous affirmer, faire preuve d’assertivité, dire ce que vous pensez sans pour autant blesser vos interlocuteurs, l’auteur propose de nombreuses méthodes pour « faire passer la pilule » avec plus de douceur et gagner en confiance dans de nombreuses situations professionnelles. Autant vous dire que ce livre aura de quoi vous accompagner un peu partout. Quand on vous dit qu’il s’agit du meilleur livre pour découvrir les secrets de l’éloquence. 😉  Idem, la formation Les Leaders de demainpermet d’améliorer la qualité de ses prises de parole dans le cadre professionnel.

  • Partie 5 : Convaincre et persuader 

Avant dernière partie : convaincre et persuader. Souvent associés, l’auteur commence par présenter une claire distinction entre ces deux termes : « Convaincre c’est faire changer d’idée, persuader c’est faire changer de comportement ». Par exemple, on sait tous que manger chez McDonald’s est une mauvaise chose, pourtant on le fait par moment. Vous êtes convaincu de la nocivité de cette nourriture, mais pas persuadé. Et pour preuve, vous en redemandez ! Comprendre cette opposition, c’est s’ouvrir aux vastes domaines des biais cognitifs dont l’auteur nous parle dans son ouvrage. Qu’il s’agisse de les déjouer ou de les utiliser pour être plus persuasif, ces biais ont de quoi démultiplier votre potentiel à convaincre et à persuader.

  • Partie 6 : Faire la différence  

Sixième et dernière touche d’un des meilleur livre pour découvrir les secrets de l’éloquence : faire la différence à l’oral. L’objectif de cette dernière partie est de partager aux lecteurs des astuces pour réussir ses prises de parole dans des situations assez inhabituelles : face au média, en entretien, entre autres. A chaque fois, la même recette gagnante pour progresser rapidement : un état d’esprit, une méthode, des techniques et des outils pour être à l’aise et maîtriser ces situations.

Un condensé de théorie et d’exercices pratiques, un excellent ouvrage sur la prise de parole, qui plaira aux étudiants qui passent le Grand Oral, aux jeunes professionnels, aux personnes qui ressentent une timidité ou une réserve dans certaines situations d’expression orale, ou encore à celles et ceux qui souhaitent développer leur confiance en soi.

Alors, meilleur livre de prise de parole en public ? Si vous en doutez, lisez-le !

5 secrets pour être enfin à l’aise à l’oral

Être à l’aise à l’oral et dans toutes ses prises de parole. Le rêve ! Me croiriez-vous si je vous disais que c’est tout à fait possible ? Et bien je vous le dis.

Sans plus tarder, je vous livre 5 astuces, assez originales, dont certaines sont extraites de mon livre SILENCE. ou l’art de prendre la parole avec aisance et éloquence en toutes circonstances. Que vous les appliquiez toutes ou juste quelques unes, elles ont de quoi vous faire faire un bond en avant dans votre rapport à la prise de parole. C’est parti !

  1. Connaissez et appliquez une technique oratoire pour être à l’aise à l’oral

Que faites-vous de vos mains lorsque vous parlez ? Comment gérer tous ces regards qui vous observent ? Comment vous tenir ? Faut-il se déplacer ou rester ancré ? Comment bien porter votre voix ? Faut-il parler avec des notes ou sans note ? Apprendre par cœur ou uniquement des mots clés ? L’objectif d’une technique oratoire est de vous fournir des réponses simples à toutes ces questions pour vous concentrer sur le plus important : le message.

La connaître est une chose, savoir l’appliquer en est une autre ! Chez Silence. on vous propose une technique oratoire simple, basée sur les trois piliers physiques du corps et sur l’appropriation de structures adaptées à vos prises de parole.

https://www.youtube.com/watch?v=TIj-HRXNQ78&t=1s

 

Sachez qu’il existe maintes et maintes techniques oratoires et que chaque école revendique les bienfaits de la sienne. Là dessus, pas de panique ! A partir du moment où vous en maîtrisez une, tout va bien ! De nombreux articles SILENCE. évoquent notre technique oratoire. Pour l’acquérir, vous pouvez tout aussi bien suivre des cours de prise de parole ou vous entraîner à prendre la parole en public au quotidien !

 

  1. Être à l’aise à l’oral : savoir se parler et se rassurer avant de commencer puis se détendre une fois que vous parlez

Connaissez-vous la restructuration mentale ? Cette technique de conditionnement mental est redoutablement efficace pour modifier en profondeur votre approche de la prise de parole. C’est en modifiant leur structuration mentale que des personnes timides gagnent confiance en elles, et de la même façon qu’une personne sûre d’elle perd confiance en ses compétences.

 

Un bon travail de restructuration mental avec un professionnel peut vous aider à être à l’aise à l’oral. Un exemple : si vous souhaitez diminuer la peur du regard des autres lors de vos prises de parole en public, vous pouvez vous rappeler de l’idée suivante : vous n’êtes pas regardé, c’est vous qui regardez votre public.

 

En vérité, vous le regardez autant qu’il vous regarde, mais grâce à la restructuration mentale vous allez pouvoir mettre votre attention sur le regard que vous donnez, plutôt que sur celui que l’on vous donne. Vous vous départez de l’effet de projecteur, responsable de cette fâcheuse impression d’être le centre de l’attention lors d’une prise de parole en public.

Si ça vous intéresse, j’en parle dans le podcast Ambitions 😉

https://www.youtube.com/watch?v=rJXLyhWbqkU&t=418s
  1. Exprimez ce que vous ressentez et vous serez à l’aise à l’oral

Je vous arrête tout de suite : j’ai conscience que cette idée peut en rebuter plus d’un ! Et si votre cas, laissez-moi vous dire que la solution réside alors sûrement dans ce point numéro 3. La stratégie inconsciente adoptée par beaucoup de personnes qui cherchent à être à l’aise mais qui n’y parviennent pas tout à fait est de dissimuler le malaise.

 

Au fond, si on ne voit pas que je suis mal à l’aise, suis-je vraiment mal à l’aise aux yeux des autres ? Cette stratégie du maquillage a quelque chose d’attirant et pour être honnête, elle marche. Mais combien de temps ? Et à quel prix ? Combien d’évitements et d’excuses sont nécessaires ! Je vous propose d’exprimer de façon non impudique ce que vous ressentez pour vous en libérer.

 

Vous êtes stressé lorsque vous commencez une prise de parole ? Entraînez-vous à le dire. “Ce n’est jamais évident de commencer à s’exprimer devant un public si attentif”. En faisant cela, vous conviendrez tacitement que ce que vous ressentez a sa place dans votre discours, et vous chercherez moins à le cacher. En outre, comme vous l’aurez exprimée verbalement, l’émotion aura moins besoin de s’exprimer non-verbalement. De fait, vous serez bien plus à l’aise !

 

J’ai conscience que cela peut paraître incommensurable pour certains, et pourtant c’est souvent pour ces mêmes personnes que cette technique est la panacée.

Sinon, j’explique aussi cette astuce en vidéo 😉

https://www.youtube.com/watch?v=Jms_YgR8h2Q
  1. Être à l’aise à l’oral c’est être la plus forte des gazelles blessées

Imaginez que vous êtes une gazelle dans un territoire chaud et sec. Vous ouvrez le pas de votre troupeau quand soudain, vous vous blessez grièvement la pâte en glissant sur votre chemin. Un malheur n’arrivant jamais seul, vous vous retrouvez nez à nez avec une meute de lions. Oui, on connaît des jours meilleurs…

 

Votre réflexe de survie est le suivant : cachez les traces de blessure pour ne pas attirer les lions. Vous survivez. Ouf ! Peu de temps plus tard, vous vous retrouvez face à un groupe de vétérinaires. Votre réflexe de survie : montrer votre blessure pour attirer les soignants. J’aimerais vous poser cette question (tout en ayant une idée de la réponse). Si vous êtes cette gazelle blessée par le stress au moment de prendre la parole en public, considérez vous que vous vous adressez à des lions ou à des vétérinaires ?

 

Si vous lisez ces lignes, il est possible qu’au moins inconsciemment, vous pensiez vous adresser à des lions. Il serait long d’expliquer les processus à mettre en place, mais il est indispensable de chercher en quoi votre public est plus composé de vétérinaires que de lions. C’est quasiment toujours le cas à quelques exceptions près. Si les lions vous ennuient, rappelez-vous de ceci. Il y a plus fort que le lion dans la savane.

 

Qui ça ? La gazelle blessée qui n’a pas besoin de cacher sa blessure. Elle a la force de ne pas avoir à jouer un rôle, et contrairement au lion, elle n’a plus besoin d’obéir à ses instincts. Elle a la force de la liberté.

Et pour changer, je vous en parle en vidéo !!

https://www.youtube.com/watch?v=bszmIBZIovc&t=5s
  1. Maîtrisez le cadre et soyez enfin à l’aise à l’oral !

Cette dernière idée fait partie de mon second livre à paraître en 2022. Pour simplifier, chacun de nous choisissons un cadre pour prendre la parole en public. Ce cadre répond à des règles et influence la personnalité que nous montrons à notre public. Il en existe 4 :

-le surcadrage : cadre où vous respectez scrupuleusement les règles de la prise de parole et de la technique oratoire.

-le cadrage : cadre où vous respectez les règles de la prise de parole et de la technique oratoire. Si le surcadrage correspond à un respect parfait des règles, le cadrage correspond à une très bonne application de celles-ci.

-le décadrage : cadre où vous vous permettez d’être plus léger, voire dans l’humour. Bref, de moins respecter les règles en jeu.

-le sous-cadrage : cadre où vous faites uniquement ce que vous voulez.

Être à l’aise à l’oral c’est pouvoir choisir, au moment où vous vous exprimez le cadre dans lequel vous allez parler. Parfois, certaines personnes sont bloquées en décadrage, et n’assument pas un cadre plus sérieux (sur-cadrage), d’autres sont bloquées en surcadrage et n’arrivent plus à gérer le stress associé à ce cadre.

Plus que des astuces, voici donc cinq stratégies pour être à l’aise à l’oral voire dans toutes vos interactions du quotidien. Vous souhaitez en savoir plus ? N’hésitez pas à nous contacter sur le site SILENCE. et on vous répond avec un très grand plaisir !

Victime du Triangle de Karpman à L’oral  ?

Victime du Triangle de Karpman à L’oral ?

La prise de parole en public, c’est comme apprendre à peindre. On ne naît pas peintre, on le devient. De la même manière, on ne naît pas orateur, on le devient… Le travail est primordial, mais pas uniquement, de nombreux aspects psychologiques peuvent avoir un impact important. 

https://images.app.goo.gl/xDGqEqU3ZbmAvJZ57

Se tenir droit, debout, fier de soi, en regardant le public et en essayant de captiver le plus de personnes possible, n’est pas une tâche simple à effectuer. Surtout lorsque vos croyances vous limitent, comme : « Je suis nul », « Je ne suis pas à la hauteur », « Je ne sais pas faire », « Ils vont me critiquer » … Ce stress et cette appréhension peuvent vous mettre dans une position de « soumission », vous subissez alors la situation.  Pour cela, il faut comprendre les bases du triangle de Karpman. C’est une théorie élaborée en 1968 par Stephen Karpman qui met en évidence la nature des liens entre une victime, d’un persécuteur et d’un sauveur. Et figurez-vous que ces trois rôles sont plus souvent joués, que l’on ne croit.

Le triangle de Karpman présent dans vos prises de paroles

Revenons à la prise de parole ! Si vous avez trop d’appréhension et peur de parler devant votre public, vous risquez d’être plus fragile et de vous positionner en « victime ». Votre public deviendra, alors, votre « persécuteur » ou votre « sauveur ». Peu importe le rôle qu’il joue, le message ne passera pas à la hauteur de vos attentes. Soit un sentiment de pitié peut naître, soit un sentiment de domination peut apparaître. À contrario, si vous essayez de trop imposer votre opinion et que vous prenez la place du « persécuteur », votre audience sera en position de « victime ». Cela peut engendrer des dérives, certaines plus graves que d’autres, comme par exemple, dans un cas très extrême, les sectes.

Conseils pour mieux appréhender ses prises de parole en public. 

Pour atteindre votre objectif, plusieurs clés existent. Changez vos croyances, comme par exemple en passant de « Je suis nul » à « Je suis capable ». Puis, laissez place à l’humilité et à l’alignement, entre ce que vous faites, dites et pensez. Le but étant de transmettre l’information et d’instruire votre public. Ainsi, la situation ne prendra pas le dessus sur vous. Il ne vous reste plus qu’à essayer et appliquer ces conseils. De cette manière, votre confiance en vous accroîtra, mais surtout et avant tout, la confiance en votre public.

https://youtu.be/Fm75yOtp84A

Se préparer avant de prendre la parole

« Que l’on me donne six heures pour couper un arbre, j’en passerai quatre à préparer ma hache. » écrivait Abraham Lincoln.

Je crois que cet éloge de la préparation fait tout à fait sens lorsqu’il est transposé à la prise de parole en public.

Le problème, c’est que l’impression de manquer de temps nous pousse parfois à agir tous azimuts.

On cherche à occuper le terrain, à agir pour ne pas perdre de temps, à se bouger pour ne pas pouvoir se reprocher de n’avoir rien fait.

Et pourtant, en matière de prise de parole, se jeter directement dans la structure de son propos, la recherche des idées ou la répétition mot pour mot, c’est manquer cruellement de recul.

Imaginez le nombre d’arbres que peut abattre cette personne qui a passé deux fois plus de temps à affuter sa hache plutôt qu’à s’en servir.

Imaginez l’éloquence de ces personnes qui consacrent plus de temps à affiner leur « hache oratoire » qu’à s’en servir.

Ils fournissent moins d’efforts, et ont pourtant beaucoup plus de résultats, car ils fournissent les bons efforts aux bons endroits.

Et c’est bien ce que font les meilleures oratrices et les meilleurs orateurs : ils passent certes du temps à préparer leur prise de parole en public, mais en passent beaucoup plus à se préparer à prendre la parole en public.

Comment commencer sa prise de parole pour être à l’aise ?

Si vous avez déjà pris la parole en public, vous savez que les 30 premières secondes sont les plus délicates.

Si vous voulez mieux vivre ce moment, rappelez-vous de ceci :

Dites ce que vous ne voulez pas montrer.

Si la tension est parfois forte au moment de commencer, c’est parce que l’on s’apprête à faire un saut dans l’inconnu.

On essaie alors de se conformer à tant et tant d’oratrices et d’orateurs qui semblent remarquablement à l’aise et éloquents.

Sauf qu’il y a un décalage entre ce que l’on ressent au moment de commencer, et l’image que l’on veut donner.

Les personnes à l’aise au moment d’introduire leur propos se permettent de dire leur émotion, de dire qu’elles sont gênées ou qu’elles sont impressionnées par l’enjeu.

Et paradoxalement, ce sont les personnes qui sont le moins à l’aise au moment de commencer, qui s’interdisent d’exprimer ce qu’elles ressentent.

Or, si elles ne le verbalisent pas ce qu’elles ressentent, c’est leur corps qui parlera à leur place.

Alors la prochaine fois que vous prenez la parole, commencez par dire ce que vous ne voulez pas montrer.

Personnellement, je ne suis jamais autant à l’aise au moment de m’exprimer, qu’après avoir raconté à quel point prendre la parole pouvait me terroriser il y a maintenant bien des années.