On se retrouve, dans ce nouvel article, consacré au parcours d’orateur. Comment j’ai fait pour être plus à l’aise ?
Je vous disais dans l’article précédent, que d’abord, j’ai commencé à m’affirmer.
La deuxième étape, autant que je m’en souvienne, ce fut de prendre des cours d’art oratoire. Pour maîtriser, améliorer ma technique oratoire, mon regard, ma posture, ma gestuelle, ma voix, mon écriture, ma façon de structurer, d’improviser, de lier l’information.
Et en même temps que je prenais des cours, je mettais en application toutes les techniques que je voyais.
Dès qu’il y avait une situation sociale qui m’engageait face à un public, je mettais en pratique.
Ça pouvait sembler très robotisé : le regard que je soutenais très longtemps.
Ça pouvait paraître un petit peu surfait : la posture qui était toujours très tenue.
Ça pouvait paraître un peu trop réfléchi, un peu trop bon élève.
Mais au fond, ce que je me disais, c’est je ne veux pas être parfait tout de suite, je veux apprendre.
Je ne cherche pas à bien faire immédiatement, je veux voyager.
Vous voyez, je ne cherche pas à arriver à la destination, moi, je veux voyager.
Donc, j’étais à l’aise avec l’idée de ne pas faire parfaitement, parce que ce que je désirais faire, c’était pratiquer.
J’ai ainsi saisi toute occasion que j’avais de pratiquer les techniques que je découvrais dans les cours que je prenais. Et ça m’a énormément apporté.
Ça m’a permis de comprendre qu’il y a des choses qui étaient bien, d’autres qu’il fallait que je supprime, que j’enlève de ma personnalité d’orateur.
Mais en tout cas, à ce moment-là, j’étais en mode bon élève et je faisais ce qu’il fallait faire. Donc, c’était génial.
J’apprenais plein de choses et dans les occasions de pratiquer, j’ai aussi saisi l’occasion d’enseigner.
C’est-à-dire que dès que j’apprenais quelque chose, dès que je découvrais une nouvelle technique, je l’enseignais à des gens autour de moi. Des gens qui me suivaient déjà un peu sur les réseaux sociaux, des gens qui me demandaient quelques conseils sur la prise de parole, un peu plus jeune, un peu plus âgé.
Bref, dès que j’avais l’occasion de l’enseigner, je le faisais.
Parce que, vous savez, quand vous enseignez quelque chose, vous devez être à la hauteur de ce dont vous parlez.
Vous ne pouvez pas enseigner quelque chose si vous ne le maîtrisez pas.
Donc, plus je l’enseignais, plus ça m’obligeait à le maîtriser et plus, je cherchais à le maîtriser, plus je pratiquais.
Donc, on était dans un cercle vertueux. Une sorte de salle de musculation de la prise de parole où je pouvais pratiquer, donner des petits conseils sur ce que je maîtrisais. Et ça me permettait de progresser.
Déjà à cette étape, on en perd beaucoup parce que moi, j’ai un ego, j’ai une certaine image de moi, je peux me permettre de rater, je peux me permettre d’être à côté, je peux me permettre de l’erreur.
Mais en fait, si. Et il est là le secret, vraiment.
Si vous voulez progresser, quelle que soit la discipline, on parle d’art oratoire, mais c’est pareil dans d’autres disciplines, vous devez accepter l’idée que vous êtes dans une phase de test.
Accepter que ça puisse ne pas bien se passer, qu’il puisse y avoir des erreurs, que ça puisse ne pas être parfait.
S’il n’y a pas cette étape-là, ça ne sera jamais parfait.
Donc, je vais réellement vous demander, si vous voulez suivre, entre guillemets, ce parcours qui était le mien, d’oser pratiquer.
Parce que le but, ce n’est pas de faire parfait, mais c’est d’être dans l’action.
Si vous avez cet objectif-là, vous allez progresser à une vitesse, être dans l’action.
Si ça devient votre focus, vous allez progresser beaucoup plus rapidement que vous ne le pensez et que les autres.
Donc, deuxième étape, vous apprenez, prenez des cours, gardez des conseils si vous le souhaitez et vous pratiquez.
Et pratiquer, ça peut se faire en enseignant.
Voilà la deuxième étape qui a été la mienne dans mon parcours, on se retrouve dans le prochain article qui demande encore de passer à un autre niveau. À bientôt.

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