Mon conseil, dans cet article, est le suivant : comment structurer sa réponse ?
Il y a plein de façons de structurer sa réponse. Je vous propose donc d’avoir une structure très simple, et je vais vous expliquer pourquoi.
La structure très simple, c’est ce qu’on appelle la structure en quatre temps.
Quatre temps, parce que vous allez structurer votre réponse de la façon suivante :
Le premier temps, vous allez vous permettre de gagner du temps, si nécessaire, et de valoriser votre interlocuteur, sa question.
Bref, vous allez être dans un mouvement descriptif, où vous remettez dans son contexte la question qui est posée.
“Merci pour votre question” ça, c’est la classique.
“Cette question permet d’évoquer ce point-là” ça, c’est un peu plus rare.
Ou par exemple “Je vous remercie d’avoir posé cette question, parce que vous avez saisi, je crois et il est très important que tout le monde le saisisse, l’importance de ce sujet au regard de…”
N’en faites pas trop, sinon ça peut devenir ironique.
Ne le faites pas tout le temps non plus.
Mais, commencez, avant de répondre, à créer un climat qui va créer une relation sympa ou en tout cas bienveillante avec l’autre.
Une fois que vous avez fait ça, vous répondez directement.
Quand vous répondez, vous donnez votre réponse, votre message. Il faut que la réponse s’inspire un petit peu du message que vous avez.
Une fois que vous avez donné ce message, vous allez l’illustrer avec un exemple.
Et enfin, vous allez rappeler votre réponse, parce qu’on retient très mal en fait ce qui n’est pas répété plusieurs fois.
Je sais qu’on se dit parfois : “Non, je n’ai pas envie de répéter, je n’ai pas envie, je l’ai déjà dit.” Oui, mais, vous ne le dites pas, pour vous dire que vous l’avez dit. Vous le dites pour que les gens s’en souviennent.
N’hésitez pas à le répéter, à le reformuler pour que les gens l’entendent.
Vous montrez la pertinence de la question, vous répondez directement à celle-ci, vous l’illustrez avec un exemple et enfin, vous rappelez votre réponse.
Mais qu’est-ce que ça peut donner ?
Quand j’ai eu l’occasion d’être interviewé à la radio, je me rappelle d’une question qu’on m’a posé et qui était : “Est-ce que vous pensez que l’art oratoire doit être enseigné à tout le monde ?”
Comment j’ai répondu ?
D’abord, j’ai répondu en disant : “Je vous remercie pour cette question parce qu’elle a le mérite de mettre enfin en avant un sujet dont personne ne parle, dont l’école ne parle pas, dont les médias parlent peu, et dont finalement, on ne voit pas la couleur. Alors que tout le monde en a besoin.”
Mon message, c’était quoi ?
C’était de dire que oui, toute personne qui parle a besoin d’apprendre à parler.
Oui, toute personne qui vit en société, doit développer sa maîtrise de l’art oratoire. Vous voyez, le message, il est clair.
Ensuite, je l’illustre. Comment ?
En donnant des exemples de situations dans lesquelles on est amené à utiliser la prise de parole, à parler en public.
Que ce soit en réunion, que ce soit à l’école, avec le brevet ou le bac, que l’on peut avoir à passer. Ou bien que ce soit au travail, avec une présentation, l’animation de réunion ou que ce soit dans la vie plus personnelle, quand je prends la parole, pour un mariage ou entre amis. On ne fait que ça.
C’est juste qu’on ne met pas autant d’importance sur le fait qu’on prend la parole en public, mais au fond, c’est ce qu’on fait.
Donc encore une fois, je pense que prendre la parole est indispensable et que se former à cela est encore plus qu’indispensable.
J’invite toute personne qui entend ce message, à d’abord se questionner sur sa maîtrise de l’art oratoire. Et d’autre part, à imaginer ce que pourrait être son monde à elle, si elle maîtrisait cet art, comme le font certaines personnes qu’elles écoutent à la radio, sur des podcasts ou en vidéo.
Vous voyez, j’ai structuré ma réponse en quatre temps.
Ces quatre temps vont permettre d’arriver à cet objectif que doit atteindre toute prise de parole. Elle doit être conceptuelle, elle doit être illustrée, elle doit être émotionnelle.
Conceptuel, on y arrive très facilement.
On s’exprime avec des concepts, on a des idées argumentées, logiques. Donc l’idée du concept, c’est le message. Il ne faut pas que ce soit creux.
Une fois que vous avez le concept, quand vous parlez avec ces quatre temps, vous devez absolument illustrer une image, vos 1000 mots.
Ce que vous arrivez à faire voir, se retient beaucoup plus naturellement que ce que vous arrivez à faire comprendre.
Vous devez donner un exemple, vous devez donner des situations, pour que les gens les voient, vous devez montrer plutôt que dire.
Une fois que vous avez montré, vous devez créer un lien émotionnel avec le public. Ce lien émotionnel, il peut se faire dans la première partie, quand vous montrez l’importance du sujet.
Il peut se faire dans le non verbal, dans la façon que vous avez de parler, de bouger votre tête, de faire des gestes.
C’est cette émotion qui va donner de la mémoire à l’éphémère.
Elle va permettre de créer un lien entre vous et le public et si vous êtes conceptuel, illustré et dans l’émotion, vous allez toucher votre public à un niveau beaucoup plus profond.
Donc, rappelez-vous de la méthode des quatre temps et au-delà de ça, rappelez-vous de ces trois dimensions, de votre message et si vous les mobilisez, je crois que vous allez faire de plutôt bonnes impressions dans vos prochaines interviews.

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